Who Gets to Feel Safe ? Un Sofa Talk sur les violences sexuelles, l’identité et l’accès à la justice

Le 24 avril 2026, la Fondation P&V, en collaboration avec RHEA (Research Centre on Gender, Diversity and Intersectionality de la VUB), a organisé un Sofa Talk intitulé « Who Gets to Feel Safe? ». Cet événement a rassemblé près de 80 participants autour d’une question essentielle : qui a réellement accès à la sécurité, à la reconnaissance et à la justice lorsqu’il est question de violences sexuelles ?

Organisé au siège de la Fondation P&V à Bruxelles, ce moment d’échange a permis d’aborder une réalité qui reste encore trop souvent invisibilisée : les violences sexistes et sexuelles du quotidien, leur banalisation dans l’espace public, ainsi que les obstacles rencontrés par de nombreuses victimes dans leur parcours vers la justice et la reconstruction.

Pendant plus d’une heure, les participantes ont partagé leurs réflexions, leurs expériences et leurs expertises, offrant au public un regard nuancé sur les multiples dimensions de l’(in)sécurité vécue par les femmes et les personnes issues de groupes marginalisés.

Un panel engagé et inspirant

Pour nourrir cette discussion, la Fondation P&V et RHEA ont réuni un panel composé de femmes engagées dont les parcours, bien que différents, convergent vers un même objectif : construire une société plus juste et plus sûre.

Parmi elles figuraient deux lauréates du Prix de la Citoyenneté de la Fondation P&V : Maïté Meeûs, fondatrice de l’initiative « Balance ton Bar », qui lutte contre les violences sexistes et sexuelles dans les lieux festifs et Yasmien Naciri, entrepreneure sociale et autrice engagée en faveur de l’égalité des chances et de l’inclusion.

Elles étaient accompagnées de Danielle Fernandes, chercheuse doctorante au sein de RHEA (VUB), dont les travaux portent notamment sur les questions de genre, de diversité et d’intersectionnalité. Les échanges étaient modérés par Paulien Broens, coordinatrice de recherche chez RHEA, qui a guidé la discussion avec expertise.

Comprendre les inégalités face à la sécurité

Au fil des échanges, plusieurs thématiques majeures ont émergé. Les intervenantes ont souligné que le sentiment de sécurité n’est pas vécu de la même manière par tout le monde. L’âge, le genre, l’origine, l’orientation sexuelle ou encore la situation socio-économique influencent profondément la manière dont chacun évolue dans l’espace public et accède aux mécanismes de protection.

La discussion a également mis en lumière le décalage persistant entre les avancées législatives et la réalité vécue par de nombreuses victimes. Si des progrès importants ont été réalisés ces dernières années, de nombreux obstacles subsistent encore lorsqu’il s’agit de signaler des violences, d’obtenir un accompagnement adapté ou d’accéder à une véritable reconnaissance.

Les participantes ont également insisté sur l’importance de la prévention, de l’éducation et du changement culturel pour lutter durablement contre les violences sexuelles. Au-delà des réponses judiciaires, elles ont rappelé la nécessité de développer des approches centrées sur l’écoute, la réparation et le soutien aux victimes.

Un dialogue nécessaire

À l’issue de la discussion, le public a eu l’occasion de prolonger les échanges lors d’une séance de questions-réponses. Les nombreuses interventions ont témoigné de l’intérêt suscité par le sujet, et également du besoin de créer davantage d’espaces de dialogue autour des violences sexuelles et des inégalités qu’elles révèlent.

À travers ce Sofa Talk, la Fondation P&V et RHEA ont souhaité contribuer à une réflexion collective sur les conditions nécessaires pour construire une société où chacun.e peut se sentir en sécurité.e, entendu.e et respecté.e.

27 avril 2026

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